Rituel de deuil pour les mères d’enfants morts pendant la grossesse

Ce rituel s’adresse aux femmes qui ont vécu une fausse couche, une interruption volontaire de grossesse, une interruption médicale de grossesse, une mort foetale in utéro.   

Nous vivons dans un monde où les rituels qui, naguère, accompagnaient les grands événements de la vie, heureux ou malheureux, disparaissent de plus en plus. Ceci est particulièrement vrai pour la mort, et encore plus pour celle des enfants décédés pendant la grossesse.

Avant le décret de 2008, aucune possibilité légale ne permettait de ritualiser ces morts. Maintenant, à partir de 15 semaines d’aménorrhée, un « acte d’enfant sans vie » peut être établi, l’inscription sur le livret de famille est possible, les parents peuvent assurer le devenir du corps de leur enfant. Mais pour les morts plus précoces, rien n’existe.

Pour beaucoup de femmes ayant vécu cette situation, parfois plusieurs fois, la blessure reste vive et peut « suinter », même si elle a été enfouie tout au fond de la mémoire, même si la vie a continué, même si d’autres enfants sont nés.

Je vous propose donc d’effectuer un rituel de deuil, entre femmes dans un premier temps, parce que les mères ont vécu cette mort dans leur corps, ce qui n’est pas le cas des pères.

Donner à ces enfants et à ce que vous avez vécu avec eux un espace temps de paroles, de partage, d’accueil de toutes vos émotions…

Oser montrer vos blessures…

Elaborer et vivre un rituel dans le groupe…

Tout cela vous permettra de mieux intégrer ce qui s’est passé, de donner du sens, d’aller vers une meilleure cicatrisation de vos blessures, sur le plan émotionnel, organique, énergétique.